Artist: various artists

Title: Ultrason

Format: Lp, clear vinyl, 450

Label: ÜNE                                   

 

Comme un tour du monde subjectif des zones grises, la succession des morceaux se fait sur des terrains ostensiblement sombres, comme les affectionnes le label anglais, Cold Spring - on visitera ainsi le titre de Maruta Kommand, ou le magnifique "Suicide box" en ouverture du disque, par Catharsis. D'autres créent des reliefs rythmiques, parfois ethniques Militia, industriels Melek - tha, ou encore martiaux Folkstorm. Toutes ces différentes crêtes semblent se liquéfier dans le morceaux de clôture, dù à Schloss Tegal. C'est aussi celui où l'on découvre les plus beaux travaux de textures, une exploration de brumes en spirale surplombant une mer ganuleuse et noire. La fusion de ces éléments agit un peu à la manière d'un tunnel de sortie après les expériences dense de l'album. C'est aussi une paradoxale ouverture sur la lumière. FEARDROP magazine 2002.

Défenseur des "musiques diffciles", ÜNE avait créer la surprise avec la sortie de l'inquiétant picture disc "Inferno" de melek - tha. Le label récidive avec "Ultrason", compilation du même tonneau, au design èà nouveau très soigné: un LP blanc transparent glissé dans une enveloppe froide et belle. Au programme cette fois, 6 inédits variés. Catharsis ouvre les hostilités en nous plongeant, avec "Suicide Box", dans des profondeurs claustrogènes à la fois malsaines et agréables, pas éloignées de l'univers de In Slaughter Natives. Vient eunsuite la formation belge de Militia qui, sur "Slaughterhouse Ciney", nous livre un industriel dissonant et presque ethnique. Dans un style Death Industrial pur et dur, les anglais de Maruta Kommand nous arrose ensuite d'une surprenante pluie de noises mêlés de hurlements avec "Cultural Suicide", déjà présent sur leur album "Holocaust", ici dans un remix inédits. Sur la deuxième face, Melek - tha nous entraîne de gré ou de force dans l'enfer sourd et brutal de "Dictatorial Law", une des pièces maitresse d'Ultrason, mais qui est loin d'éclipser "For Future Battle", la magnifique contribution de Folkstorm, plus douce et lancinante, mais éblouissante, à la lisière du néoclassqiue. Ultrason se termine avec "The Demon that feeds the chaos of man", pièce vertueuse et moins indispensable de Schloss Tegal. Üne surprend avec cette sortie audacieuse, une démarche qu'on ne peut qu'applaudir. LE FANTASTIQUE juin 2002.

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